3 questions pour se lancer dans l’action face à la peur 11


3 questions pour se lancer dans l'action face à la peur


 

Début 2009, un mardi matin à 8h, mon chef m’annonce que ma mission en Afghanistan est annulée.

J’étais rempli d’un sentiment mitigé. Je m’entrainais déjà depuis 5 mois pour cette mission. D’un côté, je n’irai pas risquer ma vie à 6400km de mon bureau, de l’autre, j’avais conscience que je passais à côté d’une expérience unique. Mon entourage ne voyait que la 1e partie de la phrase précédente et serait soulagé.

A 11h, mon chef m’appelle à nouveau. Face à lui, dans son bureau, il me propose une nouvelle mission en Afghanistan : partir à Kandahar, une base américaine dans le sud du pays (la zone la plus dangereuse à l’époque) dans 10 jours.

Je lui demande quelques précisions, il n’en a aucune. Mais il ajoute ces 2 questions : « Tu parles anglais ? Tu veux toujours partir ? » En moins de 3 secondes, j’ai répondu oui, 2 fois.

Voilà, c’est fait, je partirai 2 semaines plus tard. Que se passera-t-il ensuite ?…

La peur est une émotion difficile à gérer pour beaucoup de personnes. Elle est capable de nous bloquer dans des situations qui nous sont inconfortables. Carrière sans issue, relation de couple malheureuse ou rêve qui ne se réalisera jamais.

Si vous voulez vous débloquer, il faudra d’abord vous libérer des fers de la peur pour pouvoir à nouveau passer à l’action et marcher de l’avant vers la vie dont vous rêvez.

Voici 3 questions pour vous situer et trouver votre cap.

 

Quelle est la pire chose qui pourrait arriver si je le fais et que j’échoue ?

Personne ne se focalise sur le négatif. Beaucoup de gens s’intéressent au développement personnel et nous savons qu’il est préférable de toujours rester focalisé sur le positif. C’est la base de la loi de l’attraction.

Mais parfois, j’aime faire preuve d’un peu de réalisme, au moins temporairement, le temps de prendre une décision. Penser positif ne peut pas fonctionner à 100% des coups.

Et puis, le raisonnement par l’absurde est une méthode de démonstration bien connue. Donc je considère que l’étude ponctuelle du négatif peut très bien s’insérer dans une philosophie globale du positivisme.

Il existe toujours un risque d’échec et c’est important de savoir l’évaluer. Souvent, le risque est faible et le jeu en vaut la chandelle. Parfois le risque est élevé et il faut en avoir conscience avant de faire un choix. Mais on peut choisir de prendre beaucoup de risque si le retour potentiel est énorme.

Avoir une idée du pire scénario qui pourrait arriver peut donc vous permettre de prendre une décision qui pourrait changer votre vie.

 

Quelles sont les conséquences si je ne le fais pas ?

C’est toujours difficile de passer à l’action dans une situation qui nous fait peur. Parfois, il est bien plus facile de choisir la non-action. Mais c’est un choix en soi, qui aura ses propres conséquences.

Si vous choisissez de ne rien faire, quelles seront les conséquences sur vous et votre vie ? Allez-vous rater une opportunité ? Allez-vous le regretter ? Comment réagirez-vous dans quelques années en vous demandant ce que vous auriez pu devenir ?

Souvent, ne pas choisir l’action peut devenir de la passivité. On s’habitue à ne pas choisir, on hésite de plus en plus, la procrastination prend la place de l’action. Bref, c’est le calme plat dans notre vie.

Même si ça semble plus facile de laissez les choses comme elles sont, ou d’attendre ‘un petit peu’ avant de décider, il faut bien être conscient que ça équivaut à choisir de rester là où vous-êtes.

 

Que se passerait-il si j’essaye et réussis ?

Voilà la 3e question à vous poser : que se passerait-il si vous réussissez ?

Ce résultat mérite-t-il un peu d’effort ?

Il y a des chances que votre vie en soit changée. C’est ce que vous voulez, non ?

Conservez ces bénéfices de votre choix en tête et vous serez motivé dans votre projet. Et vous pourrez changer de vie, malgré la peur qui vous tenaille.

 

Evaluer les options

Une fois que vous aurez les réponses à ces 3 questions, réfléchissez une dernière fois pour évaluer si le risque d’échec mérite que vous abandonniez.

Le coût de l’échec mérite-t-il que vous abandonniez tout ?

Le prix de l’inaction vaut-il la sécurité d’éviter l’échec ?

Etes-vous prêt à sacrifier votre succès ?

Le risque du passage à l’action et d’atteindre le succès mérite-t-il de prendre le risque que le pire scénario se réalise ?

Je propose des réflexions, des méthodes et des outils, mais je ne pourrai jamais prendre la décision pour vous. Mais j’espère que ce blog pourra vous y aider.

 

Oh, et si vous voulez tout savoir, j’ai passé une mission de 6 mois en Afghanistan extrêmement riche en expérience avec les soldats de 7 autres pays. Une expérience probablement unique, même, durant laquelle j’ai encore appris sur moi-même.

 

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11 commentaires sur “3 questions pour se lancer dans l’action face à la peur

  • Olivier

    Hello,

    On a tendance à voir que la pire des choses face aux situations qui se présentent à nous. Peu de fois, on se focalise sur ce qui va se passer si on réussit le coup ou si ça marche pour nous.

    Tu as passé une expérience fabuleuse en Afghanistant parce que tu as accepté prendre le risque et certainement en le faisant tu voyais devant toi cette belle expérience que tu y vivrais. Je ne pense pas que tu t’es trop focalisé sur les attentats ou sur les risques de perdre ta vie lors de cette mission. Parce que si tu l’avais fais, je crois bien que tu n’accepterais pas d’aller en cette mission.

    C’est là, toute la différence entre les personnes qui vivent la vie qu’elles veulent et celles qui se laissent dominer par le cours des choses.

    Cela me rappelle les dires de Winston Churchill: « Un pessimiste voit la difficulté dans chaque opportunité, un optimiste voit l’opportunité dans chaque difficulté »

    Bien amicalement,
    Olivier

    • Jérôme Auteur du billet

      Bonjour Olivier
      C’est exactement ça. On ne ressent pas les choses de la même manière si on y participe ou si on les regarde.
      Je comparais ça au saut à l’élastique : les gens qui le pratiquent trouvent ça super, moi qui les regarde je trouve ça fou. De la même manière, certaines personnes ont peur en voiture lorsqu’ils sont assis côté passager alors qu’ils n’ont pas peur de conduire.
      Bref, on peut tout à fait s’engager dans l’action en surpassant nos peurs.

  • zenie

    Bonjour Jérôme, ton article me fait penser à une citation qui est toujours présente et qui dit : « on ne va jamais aussi loin que lorsqu’on ne sait pas où on va ». Elle illustre ta dernière mission, tu es parti sans savoir ce qui t’attendait…
    Souvent je me dis, je ne sais pas où je vais mais j’y vais ! J’aime l’inconnu dans une certaine mesure car l’inconnu nous apprend énormément sur nous même.

    zenie

    • Jérôme Auteur du billet

      Bonjour Zenie
      Tout le monde ne comprend pas qu’on peut ne pas être perdu même si l’on ne sait pas où l’on est. Des fois, savoir que l’on est dans la bonne direction suffit.
      Et puis je suis comme toi : j’aime un peu d’inconnu. Sans ça, ça équivaut à vivre dans une cage.

  • fleurette

    Salut Jérôme, salut à tous..

    C’est vrai, ça aide toutes ces réflexions.. Je suis en chemin. C’est une procrastination chronique que je dois combattre.
    Moi aussi, il y a une phrase que j’aime bien, c’est que souvent, »Le problème n’est pas le problème en lui-même, mais l’idée qu’on s’en fait ».

    Merci à tous pour vos bons conseils

    • Philippe

      La procrastination Chronique ne vient pas du ciel et n’est pas un vice de l’être humain mais plutôt la peur d’avancer.
      Peut être faudrait -il te poser la question, pourquoi je procrastine? et la réponse n’est pas dans les livres ou dans toutes les méthodes anti-pocrastination qui pulullent sur le net mais dans ta propre histoire et celle de ta famille qui fonde ton histoire, c’est à dire ta façon de réagir à certaines choses.
      Quelquefois la procrastination n’est que notre propre capacité à gérer les choses d’une certaine manière et qui prend un temps qui nous est personnel. Pourquoi croire qu’il y a une norme pour faire des choses dans un temps imparti. Notre subconscient sait ce qui est bon pour nous et le temps que ça doit prendre pour faire certaines choses…Voir les 2 émissions sur le subconscient sur arte et dailymotion que je n’ai pas retrouvé d’ailleurs mais que j’ai enregistré sur mon ordi, tellement ces émissions m’ont fait comprendre ce que je subodorai déjà, à savoir qu’on est dirigé par notre subconscient et que plutôt que de combattre notre nature profonde, mieux vaut il l’améliorer, n’est ce pas?

  • Toneo

    bonjour, merci pour votre article fort instructif. Je fais partie de ces personnes qui hésitent tout le temps, qui ont peur de se tromper et d’en payer le prix. J’ai peur de l’avion et pourtant je rêve de voyager. Je devrais partir pour les USA, mais le vol, la fatigue, la mal bouffe m’effraient. Alors comment faire ? Être positif j’essaie de l’être au maximum, mais la peur me tenaille et je risque de me rendre malade. Il va falloir que je trouve une solution. A bientôt.

    • Jérôme Auteur du billet

      Bonjour
      Souvent, il faut un déclic pour changer.
      Et puis, il ne faut pas avoir peur de découvrir de nouvelles choses, c’est ce qui fait que la vie est intéressante.
      Si je n’avais plus rien à découvrir, plus rien à apprendre, la vie serait terriblement ennuyante.

    • houllemare

      Bonjour,
      Comment faire? eh bien faire!!! c’est à dire bouger avec son corps tous les jours, on n’arrête jamais de penser comme nos ancêtres l’ont toujours fait mais par contre on ne fait plus d’activité physique et c’est ce qui nous rend morose , hésitant, toujours en train de nous poser des questions, même la fatigue tu n’acceptes pas alors que c’est naturelle, la mal bouffe? si tu te fait (du verbe faire) à manger tu ne connaitras pas la mal bouffe. L’action qui est donc physique et pensée au préalable permet de remettre les idées à leur vrai place dans un tout petit coin du cerveau et non prendre toute la place de ce cerveau.
      Toute activité physique stimule la pensée positive. La pensée seule est vouée à l’échec comme l’amour physique dixit Serge Gainsbourg….

      • Jérôme Auteur du billet

        Bonjour
        Tout à fait, il faut faire, faire des choses, passer à l’action, se motiver, aller de l’avant.
        Sinon, la vie finit invariablement par être fade et ne ressemble pas à ce qu’on espérait.