Commander ou manager ? Les clés qui font toute la différence 2


Commander ou manager ? Les clés qui font toute la différence.


Dans un monde structuré, le management apparait comme la clé du bon fonctionnement d’une organisation. Pourtant, une organisation dénote : l’armée, modèle de discipline où ses chefs mettent un point d’honneur à commander et non manager.

Dans son 3e événement inter-blogueurs, Yvon, du blog copywriting-pratique.com ouvre le thème des rapports humains en demandant aux blogueurs de proposer les techniques, les clés ou les outils pratiques qui peuvent favoriser, améliorer voire révolutionner les relations humaines.

Le concept de management se décrit en 3 mots : art de diriger. Le management est donc un art, fondé sur la participation, la force de conviction et la recherche de la performance globale. Lorsque je lis cette définition, j’y vois un dirigeant otage de ses subordonnés, composant en permanence pour satisfaire au mieux ses supérieurs. Pas génial, hein ?

Est-ce sa formation ou ses convictions qui font que le chef militaire rejette cette définition ? Pour lui, qui sera engagé dans des situations critiques, où ses décisions pourront être lourdes de conséquences et sa responsabilité (sa vie aussi) engagée, il faut commander. Au combat, la discussion n’a pas sa place et la définition de commander prend tout son sens : donner un ordre à autrui, lui indiquant ce qu’il doit faire.

C’est bien là le rôle du chef : concevoir des ordres et les attribuer à ses subordonnés. Contrairement à l’image que se font nombre de personnes, le commandement relève de l’humain. Commander, ce n’est pas dominer tel un tyran. Commander c’est donner les bons ordres à la bonne personne, celle qui sera en mesure de remplir sa mission.

Et si c’était toi le chef ? Tu dois commander tes troupes. Tu hésites ?

 

Point de commandement sans confiance.

Tu es leur chef, ce sont tes soldats. Cette relation fusionnelle est à double sens.

Si le chef peut se permettre de les commander, c’est grâce au lien de confiance qui vous unit. Confiance que tu places en eux, leurs compétences, leurs connaissances techniques, leur résistance physique, pour exécuter leur mission et assurer votre sécurité. Confiance qu’ils placent en toi, pour la qualité de tes ordres que tu donneras sur le terrain, pour minimiser le risque lorsque vos vies seront en jeu.

Le Général Thorette, lorsqu’il était chef d’état-major de l’armée de Terre, a tenu ce discours pour qualifier le commandement : « l’engagement au combat ne peut être réduit à une simple production opérationnelle. Pour que des hommes et des femmes acceptent de servir leur pays jusqu’à si nécessaire infliger la destruction et la mort au risque de leur vie, il faut… que leurs chefs donnent des ordres, organisent et contrôlent. Mais en réalité il faut bien plus… un dévouement aussi extrême repose sur une adhésion sans réserve ».

De cette confiance mutuelle (cette loyauté même) nait une force de cohésion qui unit le groupe à son chef. C’est un critère que tu ne connais pas car il n’apparait pas encore dans les agences de notation d’entreprises.

Cette cohésion est une force, un démultiplicateur d’énergies, qui prend tout son sens dans le slogan des Marines « leave no one behind ». C’est avoir la certitude qu’on n’est pas tout seul car seul le groupe peut réussir la mission, même si c’est le chef qui la reçoit et qui l’ordonne.

 

Le chef est un formateur et un guide.

Tu n’as pas été à St Cyr, moi oui. On y enseigne à chaque futur officier qu’un chef doit se trouver là où se déroule l’action principale. La place du chef n’est pas en haut d’une tour d’ivoire, criant ses ordres à la troupaille qui se débat dans la boue. Si tu veux commander, tu dois être dans l’action, avec tes subordonnés.

Pour eux, tu seras un guide, c’est peut-être la plus grande différence avec le manager. Tu ne vas pas seulement leur donner des ordres, tu vas leur montrer la voie. Tu te dois donc d’acquérir, entretenir et transmettre tes compétences qui te donneront les moyens techniques de réussir ta mission. Car seul tu n’y arriveras pas. C’est à toi de programmer l’instruction et l’entrainement.

Quelle est la différence ? L’instruction c’est acquérir des connaissances techniques. L’entrainement, c’est les restituer en pratique, sur le terrain.

 

Les valeurs morales du chef.

Le chef, parce que tous les regards se tournent vers lui lorsque les soldats attendent un ordre pour leur mission, se doit de posséder de fortes valeurs morales. Commander, c’est montrer l’exemple. Là encore, ta place n’est pas dans ton bureau, mais bien au milieu de tes hommes. Tu ne dois pas demander quelque chose à tes hommes que tu n’es pas capable de faire, question de crédibilité. Après avoir montré l’exemple, ils te suivront partout.

Les Général Cuche, alors chef d’état-major de l’armée de Terre, a souligné l’importance des relations humaines dans le commandement : « avec ses propres hommes, c’est aussi leur connaissance personnelle et la considération que vous leur porterez qui fonderont la cohésion de l’unité et donc sa capacité à dominer les pires situations ».

Le commandement est une affaire humaine et non pas rigide et stéréotypée. En somme, tes hommes et toi devez former une tribu, une famille. Ils vont te respecter et te soutenir ; tu seras un père pour eux.

 

Une seule façon d’actionner ces clés : commander à la voix.

L’apparition des nouvelles technologies dans les affaires a eu pour effet d’éloigner les managers de leurs équipes. C’est un travers dans lequel le chef militaire n’est pas tombé. Pour toi, le commandement se fera à la voix. Explication : par ton ordre, tu vas expliquer verbalement à ton subordonné ce que tu attends de lui.

Quand je disais que le commandement exige du chef d’être humain !

Cette spécificité vient de la réalité du terrain. Quel chef pourrait envoyer un de ses soldats se faire tuer par un simple email ? Pas facile à envisager. Tu dois mettre un point d’honneur à être au plus près de tes subordonnés, leur donnant tes instructions les yeux dans les yeux. Le regard laisse transparaitre beaucoup de choses, notamment la peur et l’incompréhension. Des informations qui peuvent t’être utiles lorsque la situation devient compliquée.

 

Le manager peut-il commander ?

Sans aucune différence avec le chef militaire, le manager a la responsabilité d’hommes et de femmes dont il doit sublimer les compétences pour atteindre ses objectifs. Tous les deux doivent comprendre, décider et agir. Finalement, remplace commander par manager et donner un ordre par déléguer… Vois-tu encore une différence ? Les clés du management sont les mêmes.

Les entreprises s’engagent dans la guerre économique, alors pourquoi ses leaders ne s’engageraient pas dans la voie du commandement ?

 

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Cet article participe à l’évènement inter-blogueurs « Rapports humains » organisé par le blog Copywriting Pratique. Si vous avez lu cet article et qu’il vous a plu, alors merci de cliquer sur ce lien : J’ai aimé ce que j’ai lu !


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