TED : la différence entre gagner et réussir [vidéo]


TED : la différence entre gagner et réussir [vidéo]



La conférence TED définit sa mission comme « propagateur d’idées », et met gratuitement à la disposition du public les meilleures conférences sur son site Web.

 

Avec une grande simplicité, l’entraîneur John Wooden redéfinit la réussite et nous pousse à développer le meilleur de nous-même. Dans cette étonnante intervention, il partage les conseils qu’il a donné à ses joueurs de l’UCLA (Université de Californie à Los Angeles), récite de la poésie et se souvient de la sagesse de son père. Voici sa conférence TED sur la différence entre gagner et réussir.

 

 

Voici la retranscription de Nathalie Ruffa de la conférence TED de John Wooden sur la différence entre gagner et réussir.

 

J’ai inventé ma propre définition de la réussite. En 1934, quand j’enseignais dans un lycée à South Bend, Indiana, j’étais un peu déçu et peut-être étonné par la manière dont les parents des jeunes dans mes cours d’anglais attendaient de leurs enfants qu’ils aient un 20 ou un 16.

Ils pensaient qu’un 13 pouvait aller pour les enfants des voisins, parce que les enfants des voisins sont dans la moyenne. Mais ils n’étaient pas satisfaits quand leurs propres enfants donnaient à l’enseignant l’impression qu’ils avaient échoué ou que le jeune avait échoué.

Et ce n’est pas juste. Le bon Dieu dans son infinie sagesse ne nous a pas tous créés tous égaux en ce qui concerne l’intelligence, pas plus qu’il ne nous a créés égaux en taille ou en apparence. Tout le monde ne pouvait pas avoir un 20 ou un 16, et je n’aimais pas cette manière de juger.

 

Je savais comment les anciens élèves de plusieurs écoles dans les années 30 jugeaient les entraineurs et les équipes sportives. Si vous remportiez tout, vous étiez considéré comme ayant raisonnablement réussi. Pas complètement.

Parce que je l’ai découvert (nous avons eu plusieurs années à l’UCLA où nous n’avons pas perdu un seul match). Mais il semble que nous n’avons pas remporté chaque match avec la marge que certains de nos élèves avaient prédit.

Et très fréquemment j’ai eu l’impression qu’ils avaient appuyé leurs prédictions d’une manière plus matérialiste. Mais c’était ce qui se passait dans les années 30, donc je comprenais.

Mais je n’aimais pas ça. Et je n’étais pas d’accord avec. Et je voulais trouver une approche qui, je l’espérais, me permettrait de devenir un meilleur enseignant, et donnerait aux jeunes à qui j’enseignais (que ce soit en sport ou en cours d’anglais) quelque chose à laquelle ils puissent aspirer, autre chose qu’une note plus élevée en cours, ou des points supplémentaires dans une compétition sportive.

J’y ai réfléchi pendant un bon bout de temps, et je voulais trouver ma propre définition. Je pensais que ça pourrait aider. Et je savais comment Le Petit Robert le définissait : comme l’accumulation de biens matériels ou l’accession à une position de pouvoir ou de prestige, ou quelque chose dans le genre. Des accomplissements estimables, mais à mon sens pas nécessairement indicateur de réussite. Alors je voulais trouver quelque chose qui m’était propre.

 

Je me souviens, j’ai été élevé dans une petite ferme dans le sud de l’Indiana. Et Papa essayait de nous enseigner à mes frères et moi qu’on ne devait jamais essayer d’être meilleur que quelqu’un d’autre.

Je suis sûr qu’à cette époque il faisait ça, je ne le faisais pas (et bien, quelque part, je suppose que des recoins cachés de mon esprit, ça a resurgi des années plus tard).

Ne jamais essayer d’être meilleur que quelqu’un d’autre, toujours apprendre des autres. Ne jamais cesser d’essayer d’être le meilleur que l’on puisse être (ça c’est sous notre contrôle).

Si l’on devient trop absorbé et impliqué et préoccupé par les choses sur lesquelles on n’a pas de contrôle, cela va indéniablement défavorablement affecter les choses sur lesquelles on a du contrôle. Puis je suis tombé sur cette simple strophe qui disait, « Sur le repose pied de Dieu, une pauvre âme venue se confesser s’agenouilla et baissa la tête. « J’ai échoué ! » s’écria-t-elle. Le Maitre dit : « Tu as fait de ton mieux, c’est ça la réussite. »

 

De ces choses, et peut être d’une autre, je suis arrivé à ma propre définition de la réussite. Qui est : la paix de l’esprit est atteinte uniquement à travers la satisfaction de savoir que l’on a fait l’effort de faire du mieux que l’on pouvait.

Je crois que c’est vrai. Si vous faites l’effort de donner le meilleur dont vous êtes capable, d’essayer d’améliorer la situation qui existe pour vous, je crois que c’est ça la réussite. Et je ne crois pas que les autres puissent juger cela.

Je crois que c’est comme le caractère et la réputation. Votre réputation est comment vous êtes perçus ; votre caractère est ce que vous êtes vraiment. Et je crois que le caractère est beaucoup plus important que la manière dont on vous perçoit. Vous espérez qu’ils soient tous les deux positifs. Mais ils ne seront pas nécessairement les mêmes. En tout cas, c’était mon idée que j’allais essayer de faire passer aux jeunes.

 

J’ai découvert d’autres choses. J’adore enseigner, et le précédent intervenant a évoqué que j’apprécie la poésie, que je barbote un peu dedans, et que j’aime ça. Il y a des choses qui m’ont aidées, je crois, à être meilleur que je ne l’aurais été. Je sais que je se suis pas ce que j’aurais dû être, ni ce que je devrais être. Mais je pense que je suis meilleur que ce que j’aurais été si je n’avais pas découvert certaines choses. L’une d’elle était juste une petite strophe qui disait :

« Aucun mot écrit, aucun plaidoyer ne peut enseigner à nos jeunes ce qu’ils doivent être. Ni tous les livres sur toutes les étagères — c’est ce que les enseignants sont eux-mêmes. »

Ca m’a marqué dans les années 1930. Et j’ai plus ou moins essayé de l’utiliser dans mon enseignement, que ce soit en sports, ou en cours d’anglais. J’adore la poésie et j’y ai toujours trouvé un intérêt. Peut-être parce que papa avait l’habitude de nous en lire le soir. A la lampe à pétrole – nous n’avions pas l’électricité à la ferme.

Et papa nous lisait de la poésie. Et j’ai toujours aimé ça. Et à peu près à la même période où j’ai découvert cette strophe, j’en ai découvert une autre. Quelqu’un a demandé à une femme enseignante pourquoi elle enseignait. Et elle (après un moment, elle a dit qu’elle voulait y réfléchir). Puis elle s’avança et dit,

 

Ils me demandent pourquoi j’enseigne et je leur réponds : ‘Où pourrais-je trouver si délicieuse compagnie ?’ Il y a assis un homme d’état, fort, impartial, sage. Un autre Daniel Webster, éloquent. Un médecin est assis à ses cotés, dont la main sûre et rapide a pu réparer un os, ou arrêter un écoulement de sang. Et là un ouvrier. Les arches de l’église qu’il a construite s’élèvent, dans laquelle ce pasteur peut dire la parole de Dieu et conduire une âme hésitante à rencontrer le Christ. Et tout autour un rassemblement d’enseignants, de fermiers, de commerçants, de travailleurs.

Ceux qui créent, votent, construisent, préparent et prient pour un grand lendemain. Et je pourrais dire, je ne verrai peut-être pas l’église, ou n’entendrai pas les mots ou ne mangerais pas la nourriture que leurs mains auront fait poussé. Mais il se peut que oui. Et plus tard je pourrai dire, je l’ai connu, et il était faible ou fort ou audacieux ou fier ou joyeux. Je l’ai connu, mais alors c’était un garçon. Ils me demandent pourquoi j’enseigne et je leur réponds, Où pourrais-je trouver si délicieuse compagnie ?

 

Et je crois que l’enseignement — c’est vrai, vous avez tellement de jeunes. Et quand je pense à mes jeunes à l’UCLA — une trentaine d’avocats, 11 dentistes et médecins, de nombreux, nombreux enseignants et d’autres professions. Et ça vous donne énormément de plaisir, de les voir avancer.

J‘ai toujours essayé de faire sentir aux jeunes qu’ils étaient là pour recevoir une éducation, c’était la priorité. Le basketball arrivait en second, parce qu’il finançait les études, et qu’ils avaient besoin d’un peu de temps pour les activités sociales, mais si vous laissez les activités sociales prendre le dessus sur les deux autres vous n’en aurez aucune très longtemps. Voilà les idées que j’essayais de faire passer aux jeunes que j’encadrais.

 

J’avais essentiellement trois règles, que j’appliquais pratiquement tout le temps. Je les avais apprises avant d’arriver à l’UCLA, et j’ai décidé qu’elles étaient très importantes.

Une était : ne jamais être en retard. Ne jamais être en retard. Si nous allions quelque part, les joueurs devaient être nets et propres. Il y a une époque où je leur demandais de porter des vestes, chemises et cravates. Puis j’ai vu notre président arriver à l’université en jeans et cols roulés, et je me suis dit, ce n’est pas juste de garder celle là. Alors je les ai laissé faire – ils devaient juste être nets et propres.

J’ai eu un de mes meilleurs joueurs dont vous avez probablement entendu parler, Bill Walton. Il est arrivé pour prendre le bus, nous partions pour aller jouer quelque part. Et il n’était pas net et propre, alors je ne voulais pas le laisser venir. Il n’a pas pu monter dans le bus. Je l’ai renvoyé chez lui se changer pour aller à l’aéroport. J’étais intraitable là-dessus. Je croyais que c’était important. Je crois en la ponctualité. Très important. Je crois qu’on doit arriver à l’heure.

Par exemple, pendant l’entrainement, on commence à l’heure, et on termine à l’heure. Les jeunes n’avaient pas à sentir qu’on allait les garder plus longtemps.

 

Quand j’interviens dans des formations d’entraineur, je dis souvent aux jeunes entraineurs – et dans les formations d’entraineurs, il y a, plus ou moins, les plus jeunes entraineurs qui démarrent dans la profession. La plupart d’entre eux sont jeunes, vous savez, et probablement jeunes mariés.

Et je leur dis, « Ne donnez pas les entrainements tard le soir. Parce que vous rentrerez chez vous de mauvaise humeur. Et ce n’est pas bon, pour un jeune homme de rentrer chez lui de mauvaise humeur. » Quand vous devenez plus âgé, ça ne fait plus de différence. Mais —

Je crois en a ponctualité. Il est important de commencer à l’heure, et de terminer à l’heure. J’en avais une autre qui était, pas un seul mot d’insulte. Un seul mot d’insulte, et vous étiez dehors pour la journée. Si je le voyais pendant un match, vous sortiez et vous asseyiez sur le banc.

La troisième était, ne jamais critiquer un collègue. Je ne voulais pas de ça. J’avais l’habitude de leur dire que j’étais payé pour faire ça. C’est mon travail. Je suis payé pour le faire. Ridiculement peu, mais je suis payé pour le faire. Pas comme les entraineurs aujourd’hui, bon dieu, non. C’est un peu différent de ce que c’était en mon temps. C’était les 3 choses auxquelles je me tenais tout le temps. Et elles venaient de mon père. C’est ce qu’il a essayé de m’apprendre à moi et à mes frères.

 

Je suis finalement arrivé à une pyramide, dont je n’ai pas le temps de parler plus longuement. Mais ça m’a aidé, je crois, à devenir un meilleur enseignant.

C’est quelque chose qui ressemble à ça : j’avais des blocs dans la pyramide. Les bases étant l’assiduité et l’enthousiasme, travailler sans relâche et apprécier ce que l’on fait. En allant jusqu’au sommet. Selon ma définition de la réussite. Et tout en haut – la foi et la patience.

Et je vous le dis, quelque soit ce que vous faites, vous devez être patients. Vous devez avoir de la patience pour — nous voulons que les choses arrivent. Nous disons de nos jeunes qu’ils sont souvent impatients. Et ils le sont. Ils veulent tout changer. Ils pensent que tout changement est un progrès. Et quand on devient un peu plus âgé on lâche prise en quelque sorte. Et on oublie qu’il n’y a pas de progrès sans changement. Alors il faut avoir de la patience.

Et je crois que nous devons avoir la foi. Je crois que nous devons croire, vraiment croire. Pas juste le dire ; croire que les choses se réaliseront comme elles devraient à la condition que nous fassions ce qu’il faut. Je crois que nous avons tendance à espérer que les choses se réalisent comme nous le voulons, bien souvent. Mais nous ne faisons pas ce qui est nécessaire pour qu’elles deviennent réalité. J’ai travaillé là dessus pendant à peu près 14 ans, et je pense que ça m’a aidé à devenir un meilleur enseignant. Mais tout tournait autour de cette définition initiale de la réussite.

 

Vous savez il y a un certain nombre d’années, il y avait un arbitre de la ligue majeure de baseball qui s’appelait George Moriarty. Son nom s’écrivait Moriarty avec un seul « i ». Je n’avais jamais vu ça avant, mais c’était son cas. Les grands joueurs de la ligue de baseball perçoivent très bien ce genre de choses, et ils avaient remarqué qu’il n’y avait qu’un seul « i » dans son nom. Vous seriez surpris de savoir combien lui ont dit, à plusieurs reprises, que c’était un de plus que ce qu’il n’avait dans sa tête à différents moments.

 

Mais il a écrit quelque chose, je pense pendant que j’essayais de faire de même dans cette pyramide. Il l’appelait « la route devant soi, ou la route derrière soi. » Parfois je pense que le sort doit sourire quand nous le dénonçons et insistons sur le fait que la seule raison pour laquelle nous ne pouvons pas gagner, est que le sort lui-même a raté.

Pourtant il existe une ancienne croyance qui dit : nous gagnons ou nous perdons en nous. Les trophées brillants sur nos étagères ne peuvent jamais nous faire gagner le match de demain. Vous et moi savons au fond de nous même qu’il y a toujours une chance de gagner la couronne. Mais quand nous manquons de donner le meilleur, nous n’avons pas réussi le test, de tout donner et de ne rien garder jusqu’à ce que le match soit remporté. De montrer ce qu’est la détermination. De continuer quand d’autres abandonnent. De continuer, de ne pas abandonner. C’est en donnant son maximum qu’on gagne la coupe. De rêver qu’il y a un but à l’horizon. D’espérer quand nos rêves sont éteints. De prier quand nos espoirs ont fui. Et de perdre, sans avoir peur de tomber, si nous avons tout donné courageusement. Car qui peut demander plus à un homme que de donner tout ce qui est en son pouvoir. Il me semble que tout donner n’est pas si loin de la victoire. Alors le sort a rarement tort, quelque soit sa manière de tourner et de se tordre. C’est vous et moi qui faisons notre sort — nous ouvrons ou fermons les portes sur la route devant ou la route derrière nous. »

 

Ca me rappelle une autre série de 3 règles que mon père a essayé de nous faire passer. Ne pas pleurnicher. Ne pas se plaindre. Ne pas chercher d’excuses.

Simplement allez-y, et quoique vous fassiez, faites-le au mieux de vos capacités. Et personne ne peut faire plus que ça. J’ai aussi essayé de faire passer, que — mes adversaires ne vous disent pas – vous ne m’avez jamais entendu dire que j’avais gagné. Ne mentionnez jamais que vous avez gagné.

Mon idée est que vous pouvez perdre quand vous dépassez le score. Et vous pouvez gagner quand vous avez été battus. Je l’ai ressenti à certaines occasions, à plusieurs reprises. Et je voulais juste qu’ils puissent tenir leur tête haute après un match. J’avais l’habitude de dire quand un match est fini, et que vous voyez quelqu’un qui ne connait pas le résultat, j’espère qu’il ne pourra pas dire par vos actions si vous avez marqué plus de points que votre adversaire ou le contraire.

 

Voilà ce qui compte vraiment : si vous faites l’effort de faire du mieux que vous pouvez régulièrement, les résultats seront ce qu’ils doivent être. Pas nécessairement ce que vous aimeriez qu’ils soient, mais ils seront ce qu’ils doivent être, et vous seul saurez si vous pouvez le faire. Et c’est ce que j’attendais d’eux plus que n’importe quoi d’autre.

Et avec le temps, et en ayant appris d’autres choses, je pense que ça a fonctionné un petit peu mieux, en ce qui concerne les résultats. Mais je voulais que le score d’un match découle de ces autres éléments, et ne soit pas une fin en soi. Je crois que c’était un grand philosophe qui a dit — non, non. Cervantes. Cervantes a dit, « le voyage est mieux que la fin. » Et j’aime bien ça. Je crois que c’est — on y arrive.

Quelque fois quand vous arrivez au but, vous êtes presque déçus. Mais c’est le chemin pour y arriver qui est amusant. J’aimais – en tant qu’entraineur de basketball à l’UCLA, j’aimais penser que nos entrainements étaient le voyage, et que le match était la fin. Le résultat final. J’aimais m’asseoir dans les gradins et regarder les joueurs jouer, et voir si j’avais fait du bon boulot pendant la semaine. Là encore, c’est de faire ressentir aux joueurs la satisfaction personnelle, de savoir qu’ils ont fait l’effort de donner le meilleur de ce dont ils sont capables.

 

Parfois on me demande qui était le meilleur joueur que j’ai eu, ou la meilleure équipe. Je ne peux jamais répondre à cette question, en parlant d’un individu. Une fois on m’a demandé, « Imaginez que vous puissiez créer le joueur idéal. Comment le voudriez-vous ? » Et j’ai dis, « Et bien, j’en voudrais un qui sache pourquoi il était à l’UCLA : pour recevoir une éducation, qu’il soit un bon élève, qu’il sache réellement pourquoi il était là au départ. Mais j’en voudrais un qui sache jouer, aussi. J’en voudrais un qui comprenne que la défense permet généralement de gagner les championnats, et qui travaille assidument sa défense. Mais j’en voudrais un qui soit bon en attaque aussi. J’en voudrais un qui pense aux autres, et cherche d’abord à faire une passe et ne tire pas systématiquement. Et j’en voudrais un qui puisse faire une passe et qui veuille faire une passe.

 

J’en ai eu qui pouvaient et ne voulaient pas, et j’en ai eu qui voulaient et ne pouvaient pas.

 

Je voulais qu’ils puissent tirer de l’extérieur. Je voulais qu’ils soient bons à l’intérieur aussi.

 

Je voudrais qu’il puisse faire des rebonds, et des deux côtés, aussi. Et pourquoi ne pas prendre quelqu’un comme Keith Wilkes et s’en tenir là. Il avait les compétences. Il n’était pas le seul, mais il était un de ceux que je faisais jouer dans cette catégorie, parce que je crois qu’il faisait l’effort de devenir le meilleur.

 

J’évoque dans mon livre « Ils m’appellent Coach », deux joueurs qui m’ont donné une grande satisfaction ; qui sont arrivés plus près que personne d’autre à réaliser leur plein potentiel : l’un d’entre eux était Conrad Burke. Et l’autre était Doug McIntosh.

Quand je les ai vus en tant que débutants, dans notre équipe de 1eres années — nous n’avions pas – Les 1eres années ne pouvaient pas jouer dans l’équipe d’élite quand j’enseignais. Et j’ai pensé, « Oh bon Dieu, si l’un ou l’autre de ces deux joueurs, » — ils étaient d’années différentes, mais je pensais à eux quand ils étaient là — « Oh, si jamais il arrive à rentrer dans l’équipe d’élite, notre équipe doit être assez misérable, s’il est assez bon pour y entrer. »

Et vous savez l’un d’eux a été un joué dans la formation de départ pendant une saison et demi. L’autre était – l’année suivante, il a joué 32 minutes dans un match de championnat national, et a fait un super boulot. Et l’année d’après, il était dans la formation de départ – dans l’équipe nationale de championnat. Et voilà que je pensais qu’il ne jouerait pas plus d’une minute, alors qu’il était — ce sont les choses qui vous donnent une grande joie, et une grande satisfaction.

Aucun de ces jeunes ne pouvait très bien tirer. Mais ils avaient de remarquables pourcentages de réussites de tirs, parce qu’ils ne forçaient pas. Et aucun d’eux ne sautaient très bien, mais ils avaient – ils gardaient une bonne position, et donc ils étaient bons en rebonds. Ils se souvenaient que pour chaque tir, ils supposaient qu’il était manqué. J’en ai eu trop qui restaient plantés et attendaient de voir s’il était manqué, Et quand ils y vont il est trop tard. Quelqu’un d’autre y est avant eux. Et ils n’étaient pas très rapides, mais ils jouaient une bonne position, gardaient une bonne stabilité. Et donc ils jouaient une bonne défense pour nous. Ils avaient des qualités qui – ils se sont le plus approchés — d’atteindre leur plein potentiel qu’aucun des joueurs que je n’ai jamais eu. Alors je considère qu’ils ont autant réussi que Lewis Alcindor ou Bill Walton, ou bien d’autres que nous ayons eu – il y avait des joueurs — des joueurs remarquables.

 

Ai-je assez divagué ? On m’a dit que quand il ferait son apparition, j’étais supposé me taire.

 

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